Accueil Date de création : 29/08/07 Dernière mise à jour : 11/03/10 21:01 / 575 articles publiés
 

Poires et vases communicants  (Au dessus de la mêlée) posté le jeudi 11 mars 2010 21:01

Comme vous le savez, Renvoi aux 22 accueille volontiers vos réactions et réflexions sur l'ovalie. Aujourd'hui, Pacalou-sans-S, fidèle lecteur et commentateur de ce blog, nous livre son sentiment sur un phénomène inquiétant, celui de la violence dans le rugby professionnel, et propose un diagnostic pour le moins intéressant...

 

Hier, après avoir lu un article sur la contreverse Cudmore/Le Corvec/fourchette sur Rugbyrama, j’ai fait ce que je ne fais jamais : je suis allé lire les  commentaires en dessous.

J’ai été meurtri par ce que j’ai lu : des cris de haines n’ayant rien à voir avec l’esprit « Rugby », sur un forum censé être un lieu de rencontre d’amateurs éclairés et amoureux de ce jeu. C’était du genre « A Perpignan tous pourris » et « Les 63, on va vous tuer quand vous viendrez sur nos plages cet été »…

Il y a deux façon de considérer ces débordements de violence.

La première, c’est de dire qu’il y a toujours eu des abrutis dans les amateurs de rugby, et tous ceux qui ont joué dans les petits clubs ont vu de tristes choses dans les derbys de fonds de campagnes. On peut aussi aller sur Youtube voir les match Toulon-Bègles 91 pour constater que les cris qui tombent de Mayol pendant la minute de silence n’ont rien à voir avec le respect qu’on attend dans ce jeu.

L’autre plus inquiétante, est de constater que ces phénomènes s’accroissent. Ca fait longtemps que les oiseaux de mauvais augure disent : « Avec la professionalisation, on va voir dans le rugby les mêmes choses qu’au foot …», et honnêtement, je ne voyais pas quels pouvaient être les mécanismes insidieux qui allaient conduire à cette débâcle.

Mais là, sur ce sujet, je vois poindre un curieux phénomène qui va dans ce sens . Je m’explique.

Le rugby est un sport de combat collectif (le seul ?). La violence sur le terrain fait partie du jeu.  Ancien talonneur, je sais que les retrouvailles avec les membres de mes anciennes équipes dérivent toujours sur des discussions de Tartarin entre avants sur nos plus belles parties de manivelles, sous les regards moqueurs et bienveillants des arrières.

Plus globalement, même avec les volonté la plus pacifique de monde, quand dans un regroupement un adversaire vous déblaye « légalement » à coup de boule dans les côtes, on a envie de lui en coller une, c’est humain…

 Aujourd’hui les instances dirigeantes de ce sport veulent éradiquer toute violence, en multipliant les citations pour un oui ou pour un non, en voyant des fourchettes partout et en assénant des sanctions par dizaines de semaines, au nom du professionnalisme désormais en vigueur.

On est obligé de constater que la conséquence de cette politique est, sous prétexte d’injustice, d’exciter, de faire augmenter la violence chez  les supporters les plus « faibles intellectuellement », mais qui n’en restent pas moins des supporters de longue date de ce sport.

D’où le titre : voilà comment la violence, grâce au professionnalisme, est en train de passer du terrain aux tribunes.

Je n’ai pas l’habitude de poser une problématique sans avancer d’éléments de solution. Alors, faut-il calmer la répression sur les poires ? Un carton jaune « sec » est peut-être suffisant…

Pacalou-sans-S

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Surtout pas de blague !  (Tournoi des 6 Nations) posté le mercredi 10 mars 2010 13:32

Marc Lièvremont et Thierry Dusautoir ont prévenu : le XV de France a décidé de prendre le match de dimanche au sérieux.

Et ils ont raison de l'affirmer, au milieu de l'effervescence que provoque la perspective de remporter un Grand Chelem, qui plus est l'année du centenaire du Tournoi.

Depuis la victoire à demi-convaincante des bleus contre le Pays de Galles, il est assez normal de se projeter sur le "crunch" du 20 mars prochain. Après tout, l'Italie n'a pas battu la France depuis 1997. Et encore, c'était juste après le grand Chelem remporté par Titou Lamaison et ses copains. On imagine bien que la motivation n'était sans doute pas au rendez-vous grenoblois, il y a 13 ans.

Il est certain qu'une équipe de France même un peu molle du genou devrait normalement tranquillement s'adjuger une victoire synonyme de "finale" du Tournoi dans 10 jours. D'autant que l'Italie se présentera dans une formation qui ne sera pas, sur le papier du moins, la plus forte possible. La seule absence de Sergio Parisse la rend encore plus vulnérable qu'à son habitude.

Pour autant, méfions-nous de ces cousins turbulents qui s'y entendent pour jeter une belle pagaille sur le pré, quand on sait combien ce genre de comportement peut faire déjouer les tricolores. A cet égard, on peut rapprocher l'adversaire transalpin de celui des Highlands, qui partage avec lui, outre la propension à occuper le fond de classement du Tournoi, une réelle capacité à faire naître le trouble dans les rangs les mieux ordonnés, surtout quand ils sont frappés du coq. Requinqués par leur succès face à l'Ecosse, les hommes de Nick Mallett voudront forcément prouver qu'ils sont mieux que des sparring partners.

La lecture de la composition du XV de France qui débutera dimanche ne laisse pas de doute sur la volonté du staff tricolore de prendre le match au sérieux. Pas de changements devant, deux derrière par rapport à la dernière rencontre. Seuls Mathieu Bastareaud et Julien Malzieu échangent leur place avec David Marty et Marc Andreu. Pas de quoi bouleverser les automatismes d'une équipe solide ni amoindrir ses capacités à marquer des points. 

A condition d'attaquer, diront les méchantes langues restées sur leur faim il y a quinze jours. L'occasion est donc offerte au XV de France de travailler son jeu et de polir ses combinaisons. A lui d'en profiter. Sérieusement.

Le XV de départ : Poitrenaud ; Palisson, Marty, Jauzion, Andreu ; (o) Trinh-Duc, (m) Parra ; Dusautoir (cap), Harinordoquy, Bonnaire; Nallet, Pierre ; Mas, Servat, Domingo.

Remplaçants : Szarzewski, Poux, Chabal, Lapandry, Yachvili, Bastareaud, Malzieu.

23e homme : Baïocco

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Crise du BTP, vive les RTT ?  (Top 14 - ProD2) posté le lundi 08 mars 2010 13:29

Quand on disait du Top14 qu'il cultivait le suspens bien mieux que le spectacle, on en a eu une belle illustration ce week-end. Et qui plus est, à tous les étages du classement.

En bas, c'est la lutte, pas encore finale, mais presque, pour le maintien. Et comme un mistigri, les clubs se refilent la 13ème place, synonyme de descente en ProD2. Cette fois, c'est au tour de Montauban de s'y coller. Bourgoin, qu'on pensait dans le rouge sportivement, se débat comme un beau diable pour arracher sur le terrain un maintien que les Cassandres financières lui discutent sur tapis vert. On constate un acharnement identique à garder la tête hors de l'eau côté Bayonnais. L'effet Gajean semble réel, même si, ce week-end, l'opposant Albigeois ne présentait pas la plus grande difficulté.

Dans la première moitié du classement, on assiste peut-être à une fin de règne, celui du "BTP", qui rayonna sur l'élite durant toute la première décennie du siècle. Si le "T" reste solide dans la difficulté (Toulouse), le B et le P sont à la peine. Biarritz et Paris restent mathématiquement en course pour les "barrages" d'accession aux demi-finales du championnat. Mais leurs revers respectifs à Toulon et face aux Stade Toulousain hypothèquent largement leur avenir.

On a vu, souvent, rejaillir le feu sacré d'équipes paraissant en bout de course. Mais il y a quelque chose d'inquiétant à voir ces deux équipes, surtout côté parisien, alterner les bons et mauvais résultats. Un défaut de constance qui n'est pas seulement lié aux blessures et aux suspensions. D'ailleurs, les staffs des deux équipes ne se cachent pas derrière ces arguments. On sent que Biarritz comme Paris ne sont plus intouchables. D'excellentes, elles sont - actuellement - de "bonnes" équipes, prenables comme le sont des formations de milieu de classement.

Et si le vent peut tourner, on se dit que la montée en puissance du RC Toulon et du Racing métro pourrait s'accompagner, à plus ou moins brève échéance, d'ambitions "durables" vis-à-vis du Top14. Toulon et le Racing s'appuyent sur des présidents au confortable chéquier et évoluent dans des régions au seins desquels il est économiquement possible de poser des fondations assez solides : Toulon est le seul club de l'élite du rugby dans le Sud-est, avec une image très porteuse, le Racing évoluant quant à lui dans la plus riche région d'Europe.

S'il ne s'agit pas d'annoncer la mort de Biarritz ou du Stade Français, on peut avancer - prudemment - que le BTP pourrait céder la place au RTT : Racing, Toulon et Toulouse. Ce dernier parait en effet trop solide, sportivement et financièrement, pour ne pas perdurer au sommet de l'élite du rugby.

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Un peu de repos malgré l'actu...retour lundi!  (L'actu du blog) posté le mercredi 03 mars 2010 17:55

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Presque pas peur !  (Tournoi des 6 Nations) posté le samedi 27 février 2010 00:25

C'est un match bizarre auquel il nous a été donné d'assister au Millenium stadium de Cardiff. Après avoir parfaitement maîtrisé la première mi-temps, infligeant un cinglant 20-0 à des Gallois sans saveur, le XV de France a gentiment laissé les Diables rouges revenir dans la partie en seconde période.

On n'a pas vraiment eu peur, mais le deuxième acte a donné quelques indices sur ce qui manque à cette équipe pour porter naturellement les espoirs qu'on place en elle.

En premier lieu, on aimerait voir un patron. Un vrai. Un qui remet ses coéquipiers dans le sens de la marche, qui leur fait redresser la tête quand tout pousse à la faire baisser. On n'a pas vu Thierry Dusautoir ou Morgan Parra dans ce rôle. Quand ça soufflait en deuxième mi-temps, alors que le Pays de Galles aurait dû être ramené à la raison, les joueurs Français ont laissé leurs adversaires entrevoir une lueur d'espoir qui aurait pu coûter le match

Ensuite, on se demande si le ballon ne brûlait pas les mains des bleus. Combien de ballons rendus sur des coups de pied discutables ? On veut bien concéder que la solidité défensive tricolore n'a finalement pas été véritablement mise en défaut. Mais n'y avait-il pas autre chose à faire que de rendre le ballon. Peu de groupés pénétrants, pas vraiment de jeu au ras, les bleus ont semblé perdus lorsqu'ils avaient la bechigue dans les paluches. Pourtant, que cette éuipe galloise semblait loin du niveau qui fut le sien il y a encore un an.

Car il ne faut pas s'y tromper. La France aurait dû largement l'emporter ce soir. Il y avait visiblement une division d'écart. Et pourtant, les Gallois ont failli refaire le coup de l'Ecosse. Evidemment, on pourra rétorquer que plus d'une équipe de France aurait fini par perdre ce match.

Mais on croit trop au potentiel de cette formation pour fermer les yeux sur ce qui s'apparente à une forme de gâchis.

Le grand chelem est encore en ligne de mire. Mais on risque une grosse désillusion si on croit que l'Angleterre se présentera en victime expiatoire dans un peu plus de quinze jours au Stade de France.

Le XV tricolore a démontré qu'il avait du potentiel. Il serait vraiment dommage qu'il le gâche en jouant un rugby qui oscille entre minimalisme et passe à dix.

Bravo aux bleus qui ont réussi, enfin, la passe de trois. Mais on ne peut s'empêcher de rester sur une impression mitigée.

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