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Accueil Date de création : 29/08/07 Dernière mise à jour : 07/02/10 18:47 / 563 articles publiés
 

En attendant mieux.  (Tournoi des 6 Nations) posté le dimanche 07 février 2010 18:47

L'équipe de France a assuré l'essentilel à Murrayfield. On a suffisamment connu de mésaventures sur la pelouse écossaise pour ne pas apprécier la victoire tricolore.

Le score est plutôt serré (18-9) et reflète assez la physionomie de la rencontre. Il aurait pu être beaucoup plus flatteur si Vincent Clerc et François Trinh-Duc avaient pu concrétiser deux énormes occasions sur des contres. Et si Monsieur Owens avait montré la même sévérité à l'égard de la mêlée écossaise qu'à celle du XV de France contre l'Irlande il y a deux ans, les coéquipiers de Thierry Dusautoir auraient fort bien pu revenir de leur ballade écossaise avec un matelat de points plus confortable.

Reconnaissons au XV du Chardon une belle aptitude à semer le trouble, à défaut de panique, au sein de la défense Française. Avec des intentions, mais une densité physique insuffisante, les hommes d'Andy Robinson ont réussi à empêcher leurs adversaires de développer leur jeu, sans vraiment en tirer profit. Coté Français, on a pu constater une forme d'entêtement à jouer au ras et "même sens". Peut-être grisés par leur supériorité physique, les joueurs français n'ont pas assez varié leurs schémas offensifs, alors qu'ils ont créé à plusieurs reprises le danger en écartant le ballon. Mathieu Bastareaud, assez en vue, a inscrit deux essais, dont un doit beaucoup à sa puissance et à la qualité de sa finition. Notons également l'excellente prestation de Thomas Domingo au sein, il est vrai, d'un pack très dominateur.

Créditons les écossais d'une bonne défense, en particulier sur les phases de ruck, qui constituent toujours le point faible de l'équipe de France. Peut-être Est-ce la faute au Top14 et à l'arbitrage qui y est pratiqué. Le comportement des clubs en H Cup conduit cependant à une réponse nuancée : il y a sans doute un peu de cela, mais également un manque d'automatismes. On sait que la gestion des regroupements exige de la cohésion et un bon timing entre plaqueur et gratteur, entre plaqués et soutiens.

Pour le reste, on aimerait un peu plus de profondeur en attaque et des soutiens plus proches du porteur de balle, afin de faire davantage vivre le ballon. Encore une affaire d'automatismes.

Ces réglages vont intervenir au fil des rencontres et des phases de préparation. Mais on se demande si le match face à l'Irlande n'arrive pas un peu trop tôt.

Il faut savoir se satisfaire d'une entrée en matière brouillonne et inachevée, mais victorieuse.

En attendant mieux.

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Vingt minutes pour un centenaire  (Tournoi des 6 Nations) posté le samedi 06 février 2010 20:23

Irlandais et Italiens nous pardonnerons, mais le véritable coup d'envoi du Tournoi 2010 a été donné ce soir à l'occasion de la rencontre entre l'Angleterre et le Pays de Galles.

On dira ce qu’on voudra, mais un « Swing low, sweet chariot » n’a pas tout à fait la même saveur lorsqu’il est entonné lors du Tournoi. Dans un Twickenham rempli jusqu’aux cintres, l’hymne résonnait comme un avertissement : même pâlotte, la rose a toujours des épines.

Pâlotte la rose, mais élégante : les sujets de sa Très gracieuse majesté arboraient un fort seyant maillot, à l’occasion du centième anniversaire du temple du rugby anglais. Un maillot avec un col, un vrai, comme le rugby s'enorgueillissait d'en porter avant que le professionnalisme ne le remise au rang des vieux souvenirs pour le remplacer par un tour de cou hideux.

La première mi-temps du match fut placée sous le double signe du combat, tout particulièrement entre avants, et de la défense. Celle des Gallois, en mode "rush", se voulait agressive. Elle fut aussi à la limite de la régularité. Un croc en jambe d'Alun Wyn Jones vaudra un carton jaune au deuxième ligne des Ospreys. Avec de grosses conséquences : avec un joueur en moins, les Gallois ont fini par concéder un essai, au terme d’un pilonnage en règle des avants Anglais juste avant la mi-temps. Puis au retour des vestiaires, sur une récupération autoritaire du ballon dans un ruck, les hommes de Martin Johnson ont doublé la mise. En dix minutes, les hommes de Warren Gatland ont encaissé un 14-0 qui sonnait comme un coup de massue.

A vrai dire, on pensait, à ce moment du match, le XV de la rose sûr de son fait. Et on s’attendait même à voir craquer définitivement les diables rouges. Menés de 17 points, les Gallois se sont pourtant décidés à réagir, et plus seulement à défendre. Jouant enfin au ballon, tentant des angles de courses tranchants avec des soutiens offensifs opportuns, les Gallois ont peu à peu fait vaciller l’assurance anglaise. Ils parvinrent à inscrire un essai, celui de l’espoir (20 à 10, à trente minutes du terme).

Les débats s’équilibrèrent ensuite, chaque équipe se procurant tour à tour des demi-occasions d’inscrire des points. Mais fautes de main et mauvais choix ont longtemps permis aux défenses de prendre le pas sur les attaques. Jusqu'à un exploit personnel de James Hook, pourtant en difficulté pendant les soixante-dix premières minutes, autorisant les Gallois à équilibrer au score un match qui l’était sur le terrain (20 – 17 à la 72ème minute).

Les dix dernières minutes furent assez haletantes, le Pays de Galles paraissant en mesure de réussir l'impensable renversement de situation.

Et alors qu’on les trouvaient faiblissants, les Anglais parvinrent à reprendre le large grâce à une interception de Delon Armitage conclue par James Haskell (2 essais pour le flanker du Stade Français). Une dernière pénalité de Jonny Wilkinson (monsieur 100% lors de ce match) donnait au score une ampleur que la première mi-temps ne laissait pas forcément présager (30-17, score final).

Au final, on aura assisté à vingt minutes de rugby d'attaque, ce qui est correct, mais quelque peu décevant pour une fête de centenaire. Les joueurs anglais ont alterné le bon et le moyen, tant il est clair que l'intensité ne fait pas tout. Les Diables rouges ont quant à eux développé par intermittence le rugby qui les avait faits roi d’Europe il y a deux ans.

Même dangereux, le Pays de Galles n’est plus tout à fait celui qui éclaboussa de son talent le Tournoi 2008.

Même en retrait, l'Angleterre demeure capable d'imposer un gros combat à ses adversaires et d'éclairer, par instant, la grisaille de son rugby.

 

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Un XV de France "devant derrière"  (Tournoi des 6 Nations) posté le mercredi 03 février 2010 21:13

Marc Lièvremont a annoncé la composition du XV de France qui affrontera l'Ecosse dimanche prochain à Murrayfield. Dans l'ensemble, le groupe paraît de nature à s'imposer sur le terrain de nos cousins de la Auld alliance.

Sauf blessure de dernière minute (on parle d'une épaule douloureuse pour l'ouvreur François Trinh-Duc), l'équipe de France alignera une charnière qui pourrait bien ressembler à celle qui débutera la prochaine coupe du monde. Avec Morgan Parra (évident) à la mêlée, le jeune ouvreur Montpelliérain (moins évident...) aura la lourde tâche de donner de bons ballons à une paire de centres non moins lourde.  Yannick Jauzion (107 kg) et Mathieu Bastareaud (111 kg) seront en effet associés pour porter le fer (et le ballon, en ce qui concerne le jeune parisien...) dans une défense écossaise dont la densité physique n'est pas présentée comme l'atout majeur.

Pour autant, la vivacité des joueurs au Chardon et le "petit" jeu au pied pourraient gêner les deux costauds lorsqu'ils devront défendre. On ne serait pas étonné que les sélectionneurs aient prévu un deuxième rideau attentif et véloce.

Autre poids lourd, à l'aile cette fois : Auréilen Rougerie, le (nouvellement) polyvalent trois-quart Clermontois, est récompensé de ses belles prestations avec l'ASM. Il fait son retour après une période de disgrâce qui serait liée à sa défection sur blessure diplomatique à l'occasion de la tournée d'été 2009. Il a indéniablement amélioré la qualité de sa passe et il semble aujourd'hui en mesure de répondre aux attentes des sélectionneurs en matière de continuité du jeu (après contact notamment)  et d'animation offensive. Sur l'autre aile, le Benjamin de l'équipe, Fall de son nom. Ce joueur d'avenir pousse sur le banc Vincent Clerc, excusez du peu.

A l'arrière, un autre retour, celui de Clément Poitrenaud. Avec lui, l'équipe de France retrouve un arrière "classique", c'est-à-dire capable des exploits les plus enthousiasmants et des erreurs défensives les plus colossales. Souhaitons qu'il soit dans un de ses jours "avec", comme il en connait très régulièrement depuis quelques temps avec son club de Toulouse.

Si les trois-quarts alignés par Marc Lièvremont dimanche font figurent de poids lourds, on a un peu le sentiment inverse vis-à-vis des avants (toutes proportions gardées évidemment). La troisième ligne, particulièrement, est assez légère, avec Fulgence Ouedraogo, Thierry Dusautoir et Imanol Harinordoquy. On se doute que cette configuration permettra d'avoir au moins deux bons preneurs de balle en touche en face de l'alignement écossais, pas maladroit dans cet exercice. De surcroît, les trois hommes auront sans doute pour tâche de répondre au défi d'un pack adverse très mobile et "cavaleur".

En deuxième ligne, les blessures ont conduit les sélectionneurs à titulariser Pascal Papé, qui composera l'attelage avec Lionel Nallet. Du classique, solide et combattant. On espère que le joueur du Stade Français saura se montrer discipliné, ce qui n'est pas forcément gagné...

Enfin en première ligne, le jeune Thomas Domingo devra profiter de la chance qui lui est offerte de démontrer qu'il est davantage qu'une solution de remplacement à Fabien Barcella. Il en est capable, offrant comme le biarrot une certaine polyvalence : solide en mêlée, il déploie une belle activité dans le jeu courant. A droite, un "ancien", Nicolas Mas, et entre les deux, la "bûche", William Servat.

Cette équipe n'est pas celle que Marc Lièvremont aurait alignée s'il avait pu compter sur l'ensemble de son groupe. Mais elle affiche un profil intéressant. Et surtout, elle conduit à constater que le sélectionneur coupe court à toute critique.

Difficile en effet de l'accuser de galvauder le Tournoi. Cette équipe ira à Murrayfield pour gagner.

Le XV de départ : Thomas Domingo (Clermont), William Servat (Toulouse), Nicolas Mas (Perpignan), Lionel Nallet (Racing Metro), Pascal Pape (Stade Français), Thierry Dusautoir (Toulouse), Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Imanol Harinordoquy (Biarritz), Morgan Parra (Clermont), François Trinh-Duc (Montpellier), Aurelien Rougerie (Clermont), Yannick Jauzion (Toulouse), Mathieu Bastareaud (Stade Français), Benjamin Fall (Bayonne), Clement Poitrenaud (Toulouse)

Remplaçants : Dimitri Szarzewski (Stade Français), Luc Ducalcon (Castres), Julien Pierre (Clermont), Julien Bonnaire (Clermont), Jean-Baptiste Elissalde (Toulouse), David Marty (Perpignan), Vincent Clerc (Toulouse).

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Tournoi 2010 : l'Erin et les autres  (Rugby international) posté le samedi 30 janvier 2010 16:10

Dans une petite semaine, le Tournoi revient, avec son lot d'espoirs et, souvent, de déceptions. Alors que les défections pour cause de blessure se succèdent dans les rangs tricolores, on peut s'interroger sur les chances de succès du XV de France.

Même si les tests de novembre, comme ceux de l’été, ne sont pas totalement significatifs (les équipes de l’hémisphère nord étant généralement en pleine forme en automne alors que celles du sud achèvent leur saison), leurs résultats nous éclairent sur la situation des forces en présences. Les dernières confrontations en H Cup ont achevé de nous en convaincre : deux équipes se détachent du peloton des équipes européennes, la France et l’Irlande.

La France, malgré sa déconfiture marseillaise face aux Blacks, a arraché quelques sourires à ses supporters et donné quelques espoirs aux sélectionneurs. Pourtant XV de France a, de nouveau, montré ses difficultés, pour ne pas dire son incapacité, à enchaîner deux performances "mondiales" contre les grosses cylindrées sudistes. L’intermède Samoan aura simplement permis d’apprécier l’application des bleus dans un type de match où il est facile de faire rapidement n’importe quoi. Au passage, on aura pu constater combien les promesses Pacifiques restent encore suspendues aux progrès à accomplir par ces équipes en termes de régularité, de discipline et de technique collective.

Bref, pour le XV de France, c’est « élève doué, du potentiel, mais peut mieux faire ». La faute notamment à un collectif insuffisamment huilé (qui ne s’entraîne guère plus que les sélections d’il y a quinze ans…) et aux blessures qui ont empêché les sélectionneurs d’aligner deux fois la même équipe. A cet égard, les rendez-vous se suivent et se ressemblent pour la sélection tricolore, puisque, on l'a dit, plusieurs cadres de l'équipes seront absents. Marc Lièvremont et ses collègues devront composer un groupe qui souffrira sans doute d'une cohésion amoindrie par rapport à celui qui aurait dû, en toute logique être bâti dans la continuité des tests de novembre.

Le calendrier est favorable, puique le XV de France recevra l'Irlande et l'Angleterre. Mais, même en cas de victoire face à ces deux gros morceaux, il faudra également l'emporter au MIllénium, contre le Pays de Galles. Et les voyages à Cardiff ne sont plus aussi reposants qu'il y a encore une dizaine d'années...

L’Irlande est la meilleure équipe d’Europe à l’heure actuelle. C’est l’International Rugby Board qui le dit, puisque l’équipe d’Erin est classée au 4ème rang du « World ranking » établi par l’IRB à l’issue des test-matches de novembre. Les verts supplantent d’ailleurs les bleus qui glissent à la 5ème place de ce classement. C’est une belle récompense pour les coéquipiers de Brian O’Driscoll très en vue cet automne, et pour le rugby Irlandais qui a récolté deux trophées majeurs en 2009 : Grand Chelem dans le Tournoi et Heineken Cup pour la province du Leinster. L’Irlande n’a pas perdu le moindre match en 2009, même s’il faut relativiser cet exploit puisque les équipes Celto-britanniques n’ont pas disputé de test cet été pour cause de tournée des Lions.

Les deux provinces du Munster et du Leinster qui composent l'essentiel du XV d'Irlande, sont qualifiées pour les quarts de finale de la H Cup, sans contestation. On se souvient de la leçon donnée sur son terrain à l'USAP, en phase de poule, par le Munster de Paul O'Connell.

L’équipe d’Irlande est incontestablement au dessus du panier. Cet automne, son match nul contre l’Australie et sa victoire face aux Springboks furent probants, même si ces deux équipes ont connu des sautes de niveau imputées à leur fraîcheur physique déclinante. On ne peut s’empêcher d’être admiratif devant la constance dont a fait preuve la sélection Irlandaise en 2009, avec, pour couronner le tout, l’éclosion d’un ouvreur doté d’un gros potentiel, le jeune Jonathan Sexton. La confiance est énorme chez Brian O'Driscoll et ses coéquipiers. Au stade de France, le 13 février prochain, il faudra avoir les reins solides car l'Erin le sera également...

 

Les Gallois, qu’on a connu plus fringants il y a encore un an, ont connu un automne mitigé. Ils ont subi la loi des Australiens et auraient bien pu (dû) subir celle des Samoans sans un arbitrage relativement complaisant. Certes, les coéquipiers du ludion Shane Williams ont battu les Argentins. Mais les Pumas avaient les crocs un peu élimés. L’absence de Juan-Martin Hernandez pèse sur cette équipe qui pointe actuellement à 7ème place du ranking de l'IRB. Toujours est-il que les Gallois sont en (relative) perte de vitesse. Mais on sait qu'ils seront, chez eux, difficiles à battre.

Un peu fanée, la rose. Elle cherche à retrouver des couleurs. Une série de tests mi-figue, mi-raisin cet automne et un Martin Johnson qui cherche la clé d'une réussite durable, qui semble vouloir le fuir. Le retour au plus haut niveau de Jonny Wilkinson devrait apporter un supplément d'âme à un XV d'Angleterre qui souffre des résultats peu convaincants des clubs de premiership en H Cup et de la crise (passagère ?) que traversent certains de ses clubs phares. Mais il ne faut pas enterrer la Blanche Albion. Elle saura peut-être se rappeler aux pires souvenirs des supporters du XV de France, le 20 mars prochain au Stade de France.

Restent l'Ecosse et l'Italie. La première, à l'image de son match contre l'Australie cet automne, et de ses clubs en H Cup, est susceptible de faire chuter un favoris. Mais, pour tout dire, on n'y croit pas beaucoup. Quant à l'Italie, elle devrait continuer à occuper sa place habituelle de bonne dernière. A moins qu'elle ne le laisse à l'Ecosse. Mais entre les deux équipes, le fossé qui paraissait s'être quelque peu comblé ces derniers temps paraît de nouveau avoir pris des proportions inquiétantes. On attend un démenti sur le terrain...

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De quoi être (raisonnablement) optimiste  (Coupes d'Europe) posté le lundi 25 janvier 2010 21:29

En HCup, les années se suivent et ne se ressemblent pas pour le rugby français. Un seul qualifié pour les quarts l'an passé, quatre cette saison. La différence est sensible. Sans compter qu'elle s'accompagne de la certitude qu'une des rencontres, qui opposera deux de ces quatre mousquetaires (Toulouse et le Stade Français), qualifiera un de nos représentants pour le dernier carré. Biarritz accueillera quant à lui, à Anoeta, les Gallois des Ospreys et Clermont ira défier les Irlandais du Leinster.

Ce dernier match constituera sans aucun doute l'affiche de ces quarts de finale. Le vainqueur du dernier trophée, emmené par "BOD" (Brian O'Driscoll) et armé des lignes arrières du XV du trèfle, accueillera une ASM particulièrement séduisante, qui peut tout à fait croire en ses chances de succès, même sur une pelouse hostile.

Au vu des derniers matchs de poule, quelques tendances se dégagent dans le camp français : Biarritz confirme qu'il se comporte mieux dans cette compétition qu'en Top14. En avril, les basques auront récupéré leurs blessés (du moins l'espère-t-on) et auront l'avantage de disputer leur rencontre dans l'antre d'Anoeta. Cerise (noire...) sur le gateau, en cas de victoire, le BO recevra encore en demie, le vainqueur du quart entre le Munster et Northampton. Inutile de dire que cette éventualité ouvre quelques perspectives intéressantes aux joueurs de Serge Blanco. Et la possibilité de prendre une revanche sur le Munster (qu'on voit mal perdre chez lui contre le seul représentant Anglais de ces quarts) devrait apporter un supplément de motivation aux rouge-et-blanc.

Les perspectives sont également ouvertes pour Toulouse et Paris : le vainqueur recevra également en demie. Compte tenu des performances des deux clubs lors des dernières rencontres de la compétition, la faveur des pronostics va aux hommes de Guy Novès. D'autant qu'ils joueront à domicile. Le vainqueur de ce match sera opposé au Leinster ou à Clermont.

Tout cela conduit à se montrer optimiste sur la possibilité d'assister à une finale 100% française au stade de France en mai prochain. Mais rien n'est fait, loin s'en faut. Car si les années se suivent sans se ressembler pour les clubs hexagonaux, ce n'est pas le cas pour nos amis Irlandais. On a parlé du Leinster, vainqueur du trophée l'an passé. Mais l'on doit aussi (et surtout ?) évoquer le Munster, qualifié pour la 12ème fois consécutive pour les quart-de-finale.

La province Irlandaise est toujours aussi redoutable. En plus de rassembler l'essentiel du pack du XV du trèfle, l'équipe de Limerick a su renouveler des postes clés derrières, en particulier ceux de demi de mêlée et de premier centre. Le Sud-Africain Jean de Villiers est, à cet égard, un atout maître dans le jeu offensif des Munstermen.

Ne soyons donc pas aveuglés par l'enthousiasme, car il ne serait pas totalement incongru que les deux représentants de la verte Erin se retrouvent au Stade de France.

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