Accueil Date de création : 29/08/07 Dernière mise à jour : 17/03/10 20:44 / 578 articles publiés
 

Top 14 - ProD2

Crise du BTP, vive les RTT ?  (Top 14 - ProD2) posté le lundi 08 mars 2010 13:29

Quand on disait du Top14 qu'il cultivait le suspens bien mieux que le spectacle, on en a eu une belle illustration ce week-end. Et qui plus est, à tous les étages du classement.

En bas, c'est la lutte, pas encore finale, mais presque, pour le maintien. Et comme un mistigri, les clubs se refilent la 13ème place, synonyme de descente en ProD2. Cette fois, c'est au tour de Montauban de s'y coller. Bourgoin, qu'on pensait dans le rouge sportivement, se débat comme un beau diable pour arracher sur le terrain un maintien que les Cassandres financières lui discutent sur tapis vert. On constate un acharnement identique à garder la tête hors de l'eau côté Bayonnais. L'effet Gajean semble réel, même si, ce week-end, l'opposant Albigeois ne présentait pas la plus grande difficulté.

Dans la première moitié du classement, on assiste peut-être à une fin de règne, celui du "BTP", qui rayonna sur l'élite durant toute la première décennie du siècle. Si le "T" reste solide dans la difficulté (Toulouse), le B et le P sont à la peine. Biarritz et Paris restent mathématiquement en course pour les "barrages" d'accession aux demi-finales du championnat. Mais leurs revers respectifs à Toulon et face aux Stade Toulousain hypothèquent largement leur avenir.

On a vu, souvent, rejaillir le feu sacré d'équipes paraissant en bout de course. Mais il y a quelque chose d'inquiétant à voir ces deux équipes, surtout côté parisien, alterner les bons et mauvais résultats. Un défaut de constance qui n'est pas seulement lié aux blessures et aux suspensions. D'ailleurs, les staffs des deux équipes ne se cachent pas derrière ces arguments. On sent que Biarritz comme Paris ne sont plus intouchables. D'excellentes, elles sont - actuellement - de "bonnes" équipes, prenables comme le sont des formations de milieu de classement.

Et si le vent peut tourner, on se dit que la montée en puissance du RC Toulon et du Racing métro pourrait s'accompagner, à plus ou moins brève échéance, d'ambitions "durables" vis-à-vis du Top14. Toulon et le Racing s'appuyent sur des présidents au confortable chéquier et évoluent dans des régions au seins desquels il est économiquement possible de poser des fondations assez solides : Toulon est le seul club de l'élite du rugby dans le Sud-est, avec une image très porteuse, le Racing évoluant quant à lui dans la plus riche région d'Europe.

S'il ne s'agit pas d'annoncer la mort de Biarritz ou du Stade Français, on peut avancer - prudemment - que le BTP pourrait céder la place au RTT : Racing, Toulon et Toulouse. Ce dernier parait en effet trop solide, sportivement et financièrement, pour ne pas perdurer au sommet de l'élite du rugby.

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Ooooh Toulouse...  (Top 14 - ProD2) posté le dimanche 21 février 2010 21:24

Voilà qui va apporter de l'eau au moulin de Guy Novès, qui pestait il y a quelques jours contre l'absence de ses internationaux pour fait de Tournoi. Mais on rétorquera que l'équipe alignée face à Toulon n'était pas vraiment composée de juniors Reichel. Le RCT, par la bouche de son président, avait déclaré être venu pour décrocher, éventuellement, un point. Il a fait mieux, repartant d'Ernest Wallon avec quatre. Et au terme d'un match bien éloigné de ce à quoi les 19700 spectateurs étaient en droit de s'attendre, le Stade Toulousain se retrouve talonné d'un point par son concurrent du jour.

On ne dira pas qu'il y a de quoi être inquiet. Toulouse est quatrième et on se se fait pas trop de soucis pour sa qualification pour les quarts. En revanche, le jeu produit actuellement par l'équipe de Haute-Garonne interroge. Des passes devant la défense sans grand effet, un jeu au pied approximatif et un déficit de réalisme ont eu raison de la - relative - invicibilité des rouge-et-noir (défaits pour la deuxième fois de la saison à domicile), davantage que le jeu de leurs adversaires qui ont très bien défendu et ont su avoir un peu plus d'efficacité dans le tir de pénalité.

Avec un score de 6-3, le RCT repart gonflé à bloc, et entrevoit des belles perspectives. Celles du Stade Toulousain sont simples : revenir sur les fondamentaux, travailler et travailler encore. Le symbole de la galère toulousaine est sans aucun doute Maxime Médard, qui n'est que l'ombre du brillant international qui bousculait tout sur son passage la saison dernière. Médard et ses coéquipiers vont devoir cravacher et trouver des solutions d'ici le mois d'avril, qui les verra enchainer les quarts de HCup et la fin de la saison régulière.

Dans les autre rencontres, on notera le solide résultat du leader Castrais au Racing, et la victoire de raccroc de Biarritz contre Brive, pas très "Goode" en ce moment. L'autre club de la cote basque retrouve quant à lui le sourire. Avec son succès à Montpellier, l'Aviron se donne un peu d'air, alors que Bourgoin a chuté à domicile face à un Stade Français qui a profité du retour de Noel Olschieg à la mêlée.

L'USAP a enchainé sa  troisième défaite de suite à l'extérieur dans la cuvette montalbanaise de Sapiac, et Clermont a apporté sa contribution au chemin de croix albigeois.

Les choses commencent à se dessiner, en bas du classement. Albi est condamné, et Bourgoin se retrouve en position délicate. En haut de l'échelle, les positions devraient évoluer, car Biarritz, Brive et le Stade Français n'ont pas dit leur dernier mot.

A défaut d'être toujours spectaculaire, le Top14 reste donc plein de suspens...

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Le grand frisson  (Top 14 - ProD2) posté le dimanche 10 janvier 2010 13:10

On a coutume de dire que le rugby est un sport d'hiver, tant il se pratique pour une bonne part à la "mauvaise saison". Ce week-end en fut une illustration particulièrement réussie : devant des spectateurs transformés en bonhommes de neige (ou de glace), les joueurs ont parfois donné l'impression d'avoir les doigts gourds. Ce ne fut pas le cas des Berjalliens et des Bayonnais : ils ont gardé leurs moufles et leurs survêtements, la rencontre devant les opposer ayant été reportée.

Malgré tout, après avoir très largement rafraichi l'enthousiasme des supporters avec des ambitions de jeu réduites lors des dernières journées, certaines équipes ont semblé animées des meilleures intentions offensives. Avec 15 essais inscrits au total, en attendant la rencontre au sommet de la journée entre Clermont et Toulouse, cette 18ème journée de Top14 fait plutôt bonne figure au palmarès.

Mais reconnaissons que, parmi les rencontres au programme hier, celle qui faisait figure d'affiche n'a pas tenu ses promesses. Au stade de France, entre Paris et Biarritz, ce fut "mêlée ouverte, jeu fermé", les joueurs des deux équipes ayant préféré (on les comprend) la chaleur humaine des mêlées spontanées aux courants d'air des grandes envolées.

On tirera un coup de chapeau aux 70.000 spectateurs du Stade de France, qui ont bravé les conditions climatiques pour assister à une partie où le manque d'ambition biarrot s'est heurté aux vertus défensives parisiennes. Il ne fallait pas rater le début de la partie puisque le seul essai est intervenu à la 2ème minute de jeu. Mathieu Bastareaud a pu profiter des largesses défensives du BO. Même si, par la suite, les Basques ont réglé le tir en ce domaine, le mal était fait : ils ont couru après leur retard jusqu'au terme de la rencontre.

Multipliant les fautes et les ballons rendus au pied, les deux équipes n'ont pas franchement séduit. Et malgré sa victoire, le Stade Français reste aux portes de la qualification pour les barrages. Tout comme le BO, dont on se demande s'il ne devrait pas miser sur la H Cup plutôt que le Top14. Quand Docteur Biarritz rame en championnat, mais Mister BO assure en Coupe d'Europe...

Dans les autres rencontres, on relève la nouvelle victoire de Toulon qui s'accroche à sa 6ème place, et la nouvelle défaite d'Albi, malgré toute la volonté et la combativité affichées par les hommes d'Eric Béchu. On sait malheureusement que ces qualités ne suffisent plus pour prétendre se maintenir...

Perpignan s'est remis dans le sens de la marche, face à un Racing Métro qui a pu mesurer le chemin qui lui reste à parcourir pour prétendre jouer les tout premiers rôles. Enfin, on saluera la victoire de Montpellier contre des Castrais qui semblent marquer un peu le pas.

Il reste suffisamment de journées pour que les positions au classement ne soient pas figées. Mais on commence, entre deux claquements de dents, à avoir quelques idées sur ce qui se profile à l'horizon. Même si la mise en place des barrages qui intéressent jusqu'au 6ème du classement complique un peu la tâche des pronostiqueurs.

Vu l'âpreté des joutes, on peut dire que cela va continuer à chauffer. Façon de parler, évidemment...

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La théorie des vases communiquants  (Top 14 - ProD2) posté le mercredi 06 janvier 2010 22:53

Alors que le Racing Métro, malgré un accroc face à Bourgoin, endosse toujours son costume de candidat aux quart-de-finale, le Stade Français traîne son spleen à la 8ème place du Top14. Tout semble sourire aux banlieusards franciliens, alors que les joueurs de Max Guazzini enchainent les pépins : matchs perdus après avoir mené, rebonds capricieux du ballon, et une malédiction incroyable qui fait tomber comme des mouches les demis de mêlée.

Plus au sud, les frères ennemis de la côte basque poursuivent leurs chemins, chacun dans sa moitié de tableau. Lors de la saison 2008-2009, l'Aviron bayonnais semblait avoir fait un bout de chemin vers l'excellence, alors que le Biarritz Olympique souffrait mille morts pour parvenir à conserver son standing de club phare des Pyrénées-Atlantiques. Et cette saison, les supporters bayonnais s'apprêtent à revivre les affres de la lutte pour le maintien. Et ceux de Biarritz se prennent à espérer un destin européen favorable...

Ces deux situations sont assez emblématiques d'un mal bien Français : l'incapacité de placer deux clubs d'une même agglomération au sommet des classements sportifs. C'est une forme de syndrôme qui frappe indistinctement tous les sports collectifs. Evidemment, on trouvera toutes sortes d'explications parfaitement rationnelles à la méforme du Stade Français ou au chemin de croix bayonnais : choix tactiques, recrutement raté, ou tout simplement la faute à pas de chance. Mais il y a quand même quelque chose de bigrement troublant.

On souhaite que Paris comme Bayonne nous démontrent qu'il s'agit bien de coïncidences et non d'un signe indien. Même si Géronimo, la mascotte du BO, n'est pas bien loin de Jean-Dauger...

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Paris de nouveau chez lui au Stade de France  (Top 14 - ProD2) posté le samedi 05 décembre 2009 22:16

Le Stade Français a renoué avec la victoire au Stade de France. C'est l'enseignement principal de cette 15ème journée tronquée. Et même si Bayonne a été trop brouillon en attaque et trop inefficace en défense pour pouvoir prétendre inquiéter les Parisiens, les joueurs de la capitale n'ont pas cédé à la facilité. Ils ont construit leur succès en première mi-temps, avec trois essais très bien construits. Le sursaut Bayonnais en deuxième période a bien failli priver les roses d'un point de bonus que ces derniers sont allés chercher en toute fin de rencontre.

Jacques Delmas a paru (un peu) rassuré sur les capacités de ses hommes à dynamiser leur jeu. Reste que l'Aviron n'était pas, ce samedi, un adversaire suffisamment coriace pour que l'on puisse tirer des enseignements durables sur le niveau des Parisiens. Nul doute que la prochaine journée de H Cup, le week-end prochain en Ulster, devrait être plus conclusif.

Côté Bayonnais, la soupe à la grimace continue. Il n'est pas dit que l'Aviron sauve sa tête en Top14 s'il continue à jouer en courant alternatif comme face à Paris. Une demi-mi temps correcte n'est pas un gage de sérennité pour l'avenir...

D'autant que Bourgoin, autre candidat malgré lui à la relégation, a de nouveau fait chuter un favori à domicile. Cette fois, c'est le Castres Olympique qui a mordu la poussière à Pierre-Rajon. Non, le CSBJ n'est pas mort.

Clermont, défait à Montauban et sa si bien nommée Cuvette de Sapiac, est un fragile troisième. Et l'USAP, plein d'autorité face à Montpellier, continue tranquillement sa route vers les quarts.

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