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Coupes d'Europe

De quoi être (raisonnablement) optimiste  (Coupes d'Europe) posté le lundi 25 janvier 2010 21:29

En HCup, les années se suivent et ne se ressemblent pas pour le rugby français. Un seul qualifié pour les quarts l'an passé, quatre cette saison. La différence est sensible. Sans compter qu'elle s'accompagne de la certitude qu'une des rencontres, qui opposera deux de ces quatre mousquetaires (Toulouse et le Stade Français), qualifiera un de nos représentants pour le dernier carré. Biarritz accueillera quant à lui, à Anoeta, les Gallois des Ospreys et Clermont ira défier les Irlandais du Leinster.

Ce dernier match constituera sans aucun doute l'affiche de ces quarts de finale. Le vainqueur du dernier trophée, emmené par "BOD" (Brian O'Driscoll) et armé des lignes arrières du XV du trèfle, accueillera une ASM particulièrement séduisante, qui peut tout à fait croire en ses chances de succès, même sur une pelouse hostile.

Au vu des derniers matchs de poule, quelques tendances se dégagent dans le camp français : Biarritz confirme qu'il se comporte mieux dans cette compétition qu'en Top14. En avril, les basques auront récupéré leurs blessés (du moins l'espère-t-on) et auront l'avantage de disputer leur rencontre dans l'antre d'Anoeta. Cerise (noire...) sur le gateau, en cas de victoire, le BO recevra encore en demie, le vainqueur du quart entre le Munster et Northampton. Inutile de dire que cette éventualité ouvre quelques perspectives intéressantes aux joueurs de Serge Blanco. Et la possibilité de prendre une revanche sur le Munster (qu'on voit mal perdre chez lui contre le seul représentant Anglais de ces quarts) devrait apporter un supplément de motivation aux rouge-et-blanc.

Les perspectives sont également ouvertes pour Toulouse et Paris : le vainqueur recevra également en demie. Compte tenu des performances des deux clubs lors des dernières rencontres de la compétition, la faveur des pronostics va aux hommes de Guy Novès. D'autant qu'ils joueront à domicile. Le vainqueur de ce match sera opposé au Leinster ou à Clermont.

Tout cela conduit à se montrer optimiste sur la possibilité d'assister à une finale 100% française au stade de France en mai prochain. Mais rien n'est fait, loin s'en faut. Car si les années se suivent sans se ressembler pour les clubs hexagonaux, ce n'est pas le cas pour nos amis Irlandais. On a parlé du Leinster, vainqueur du trophée l'an passé. Mais l'on doit aussi (et surtout ?) évoquer le Munster, qualifié pour la 12ème fois consécutive pour les quart-de-finale.

La province Irlandaise est toujours aussi redoutable. En plus de rassembler l'essentiel du pack du XV du trèfle, l'équipe de Limerick a su renouveler des postes clés derrières, en particulier ceux de demi de mêlée et de premier centre. Le Sud-Africain Jean de Villiers est, à cet égard, un atout maître dans le jeu offensif des Munstermen.

Ne soyons donc pas aveuglés par l'enthousiasme, car il ne serait pas totalement incongru que les deux représentants de la verte Erin se retrouvent au Stade de France.

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Non-dissociation des sanctions : et si l'ERC s'était tiré une balle dans le pied ?  (Coupes d'Europe) posté le mardi 19 janvier 2010 14:00

En infligeant à David Attoub une sanction d'une incroyable sévérité, pour une fourchette sur un adversaire, l'ERC a déjà suscité sur la toile un début de tollé chez les internautes français. Mais au-delà des cris d'orfraie que les 18 mois de suspension du pilier parisien ont provoqué parmi les amateurs de rugby hexagonaux, on peut s'interroger sur la portée de cette décision.

Et se demander si, au final, l'ERC n'a pas contribué à relancer un dossier qu'elle ne souhaite pas forcément voir réouvert, celui de la non dissociation des sanctions.

Au préalable, on précisera que le geste de David Attoub méritait une sanction, et que son souhait de plaider "non coupable" devant la commission de discipline, alors que les images semblaient l'accabler, n'a pas joué en sa faveur. Qui plus est, la commission de discipline voyait en lui un rédiviste en compétition européenne (expulsé pour un coup de poing il y a cinq ans).

Mais l'extrême gravité de la sanction étonne. 18 mois de suspension, cela signifie que David Attoub ne pourra pas jouer avec son club ni aucune autre équipe durant deux saisons. Pour un joueur professionnel, c'est énorme, presque rédhibitoire. D'autant que le parisien est âgé de 28 ans et qu'une carrière se poursuit rarement après 35 ans.

C'est d'ailleurs un argument important pour ses défenseurs, en premier lieu Max Guazzini. En infligeant une peine aussi longue, et compte tenu du système de non-dissociation des peines, l'ERC a privé un joueur professionnel de pratiquer son métier, y compris dans des compétitions ne relevant pas de la compétence de l'organe européen.

On ne voit pas bien le Stade Français licencier son joueur pour ce motif (d'autant, au-delà des aspects "moraux" d'une telle décision, que cela ne parait pas juridiquement très faisable). Alors, plutôt que payer David Attoub à ne rien faire, on imagine le Stade Français tenter l'impossible pour lui permettre, au moins de s'aligner en Top14.

Un précédent existe, en la personne de Marius Tincu (voir par ailleurs sur ce blog), qui avait obtenu un arbitrage du tribunal du CNOSF. Mais il se pourrait bien que Max Guazzini aille au-delà et porte l'affaire devant la juridiction européenne.

Dans cette hypothèse, on ne jurerait pas que le Stade Français n'obtiendra pas gain de cause. L'ERC, société privée gérant une compétition spécifique, a pris une décision qui prive un travailleurs salarié d'exercer son travail en France, au titre d'une compétition domestique, gérée par un autre organisme. Autant dire qu'il y a matière à contestation...

On verra comment le bouillant Max va gérer ce dossier. D'ores-et-déjà, le club de la capitale a interjeté appel de la première décision. On voit mal, cependant, la commission d'appel déjuger la première instance dans des proportions qui ramèneraient la sanction à un délai plus "acceptable" pour le club.

A moins qu'il ne soit décidé, au sein de l'ERC, d'éviter de maintenir une situation dangereuse pour la règle de non dissociation, dont on sait combien elle tient à coeur de l'IRB, la fédération internationale.

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Quatre quarts en préparation  (Coupes d'Europe) posté le dimanche 17 janvier 2010 18:54

Après une saison 2008-2009 de disette, les clubs du Top14 semblent avoir retrouvé l'appétit européen. Pensez, sur les six équipes engagées en H Cup, deux sont d'ores et déjà qualifiées pour les quarts de finale de la compétition, et deux autres ont un petit coup de collier pour y parvenir.

Grâce à la défaite d'un concurrent direct, Biarritz a décroché son billet malgré son match perdu à Gloucester. Et Toulouse, en s'imposant avec quatre essais face aux Harlequins, a rejoint les Basques en phase finale.

Pour Paris, difficile vainqueur de Bath, et Clermont, flamboyant face aux Ospreys (après une entame très inquiétante, reconnaissons-le), il reste encore un petit bout de chemin à parcourir. Le Stade Français devra ramener un point de son déplacement à Edimbourg qui est déjà éliminé. Et l'ASM sera en quête d'une victoire à cinq points à Viadana, bon dernière de sa poule avec 236 points encaissés. C'est jouable.

Ne vendons pas la peau de l'ours, même si celui-ci semble moribond. Avec quatre représentants, le rugby Français serait le plus représenté. Un bon motif de satisfaction à quelques petites semaines du Tournoi des six nations. Une forme d'avertissement pour les Celtes qui se voient encore beaux (et qui ont quand même plutôt raison...) et les Anglais qui n'ont pas abdiqué leurs ambitions en termes de jeu comme de résultats.

Evidemment, il y a quelques raisons de s'inquiéter malgré la perspective de ce "quatre quart" bien appétissant : comme en cuisine avec les omelettes, on fait rarement en rugby des matches sans casser des joueurs. Aussi, les blessures des uns et des autres devraient amoindrir le potentiel du XV de France. On en reparlera.

En attendant, réjouissons-nous des perspectives européennes, et croisons les doigts pour que le mauvais sort ne joue pas un tour à Paris ou à Clermont.

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Double sanction pour le Stade Français ?  (Coupes d'Europe) posté le vendredi 15 janvier 2010 14:30

A quelques heures des joutes de la 5ème journée de HCup, l'ERC vient de rappeler qu'elle ne comptait pas changer d'un iota son appréciation des sanctions infligées aux joueurs, en particulier ceux qui disputent la compétition sous des couleurs Françaises.

En retirant une petite semaine sur les 24 de suspensions infligées en première instance à Julien Dupuy, la commission d'appel de l'instance européenne a même fait une tantinet de provocation. Car cette décision ne change rien. La saison est terminée pour le demi de mêlée parisien. A moins que Max Guazzini ne s'inspire du précédent "Marius Tincu", qui avait écopé de 18 semaines d'arrêt, mais qui avait été autorisé à jouer en top14 suite à la conciliation obtenue par son club de l'USAP auprès du CNOSF.

Il faut le dire tout net, le geste de Julien Dupuy, parfaitement bien filmé (ils sont forts ces réalisateurs britanniques...), est tout à fait répréhensible. Même s'il n'a pas fait mal à son adversaire (qui au passage est un comédien de premier ordre), Julien Dupuy a commis un acte méritant sanction. Il l'a même accompli à deux reprises. La fourchette est molle, mais elle y est...

Aussi, il devait être puni. Mais on ne peut s'empêcher de comparer ce geste avec celui, par exemple, du Sud Africain Schalk Burger, auteur d'une quasi-dénucléisation sur un joueur des Lions lors de la tournée estivale de ces derniers. Pour cet acte brutal (on n'ose pas dire barbare), le flanker Bok n'avait écopé que de deux mois. Deux poids, deux mesures.

Certes, les instances disciplinaires n'étaient pas les mêmes (l'IRB d'un côté, l'ERC de l'autre), mais il y a quelque chose de malsain à cette dychotomie choquante.

Quant au pilier David Attoub, jugé pour un geste analogue à celui commis par Julien Dupuy, on ne se fait pas trop d'illusion sur son sort.

C'est donc sans son demi de mêlée international (et sans doute un première ligne en moins) que le Stade Français tentera de se qualifier pour les quarts de finale de la compétition. Pas facile, d'autant que les remplaçants potentiels du numéro neuf ont eu la malchance de se blesser assez sérieusement. Avec Hugo Southwell à la mêlée, qui habituellement évolue en 15, le Stade aura fort à faire face à Bath samedi. Puis il faudra se déplacer à Edimbourg la semaine suivante. Pas une sinécure. Et on se demande si le club de la capitale ne va pas vivre une double sanction : élimination de deux joueurs de toute compétition et celle de l'équipe de la Coupe d'Europe.

Une équipe de Paris diminuée mais pas abattue. On a coutume de dire qu'une bête blessée est plus dangeureuse. Cela peut se révéler exact pour le Stade Français. D'autant qu'une victoire bonifiée serait presque synonyme de qualification pour les quarts.

De surcroît, la victoire des stadistes face à Biarritz la semaine passée a fait du bien au moral des hommes de Jacques Delmas. Alors que Bath se traine quant à lui à une pénible 10ème place au classement de la premiership.

Mais on sait combien les pelouses de HCup sont souvent inhospitalières pour les clubs Français, quand bien même celles-ci sont situées de ce côté-ci de la Manche.

A cet égard, on espère que l'arbitre de la rencontre se montrera cohérent dans ses décisions.

Il est important de vivre d'espoir...

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Quelques sourires pour finir  (Coupes d'Europe) posté le dimanche 13 décembre 2009 18:52

Biarritz et Clermont ont apporté quelques rayons de soleil dans la grisaille rugbystique, en l'emportant respectivement face à Newport et Leicester. Dans les deux cas, le point du bonus offensif est venu récompenser l'énergie déployée par deux équipes animées par un esprit d'attaque réjouissant.

En inscrivant onze essais, le BO et l'ASMC ont fait un peu oublier la pauvreté du jeu proposé par les trois équipes en lice samedi. Tout ne fut pas parfait, Clermont laissant son adversaire du jour se rapprocher dangereusement du double bonus, en encaissant 21 points en cinq minutes (72ème - 77ème minutes). De son côté, le BO a levé le pied en deuxième période, ne parvenant plus à réciter son rugby aussi bien qu'en première, contre la moins bonne des équipes Galloises.

Mais l'essentiel est bien d'avoir rappelé à ceux qui commençaient à en douter, que les clubs Français sont capables de jouer un rugby beau et efficace à la fois. Au passage, la performance Biarrote devrait aider l'effectif rouge-et-blanc à se remettre la tête à l'endroit.

Parmi les joueurs qui ont été en vue, deux noms s'imposent : Iain Balshaw, l'arrière Anglais de Biarritz, auteur de deux essais et très présent tout au long de la rencontre, et Morgan Parra, très influent sur le jeu de son équipe Clermontoise.

Au terme des matches aller, seul Brive est définitivement éliminé de la course aux qualification. Pour les cinq autres, la tendance est au beau fixe pour Biarritz, favorable pour Toulouse et Clermont, et plus délicate pour Paris et Perpignan.

Une semaine avant Noël, les équipes Françaises seraient bien inspirées de déployer une guirlande d'essais à leur actif pour se donner de l'air au classement. Et pour certaines d'entre elles, une défaite et cela pourrait bien sentir le sapin...

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